L’alimentation a-t-elle un rapport avec les règles douloureuses ?

Les règles font partie de la vie d’une femme à partir d’un certain âge, et ce, jusqu’à la ménopause.

Mais, il peut arriver que certaines femmes ressentent de vives douleurs lorsque ce phénomène doit se produire. Plusieurs femmes souffriraient de douleurs menstruelles ou dysménorrhée. Celles-ci peuvent être particulièrement incommodantes et altérer la qualité de vie. C’est en ce moment précis, qu’intervient notre alimentation. Quel serait donc le rapport entre l’alimentation et les règles douloureuses ? Découvrons-le ensemble, dans cet article !

Qu’est-ce que les règles douloureuses ?

La dysménorrhée est le terme utilisé pour parler de règles douloureuses. Littéralement, elle signifie « écoulement des règles difficile ». La dysménorrhée apparaît soit avant les règles, soit pendant, mais se produit le plus souvent vers le deuxième jour pour s’intensifier progressivement avant de disparaître. Elle s’accompagne parfois; d’autres symptômes.

Si les douleurs touchent la majorité des femmes durant les menstruations, elles deviennent parfois incommodantes pour 5 à 15 % d’entre elles. On distingue deux types de dysménorrhée :

  • La dysménorrhée primaire, qui caractérise les règles douloureuses sans complications gynécologiques.
  • La dysménorrhée secondaire, quand elle est due à un trouble gynécologique (problème dans les organes internes).

Les symptômes

Avoir mal au ventre pendant les règles, est fréquent : environ 75 % des femmes connaissent ce désagrément, à un moment de leur vie. Les principaux symptômes sont :

  • De violentes crampes dans le bas du ventre, dès le premier jour des règles.
  • Une sensation de fatigue.
  • De la diarrhée.
  • Des maux de tête.
  • Des nausées et des vomissements.

Ces symptômes peuvent être précédés du syndrome prémenstruel, qui survient généralement entre 2 à 7 jours avant l’apparition des règles. Il peut se manifester de différentes façons : humeur changeante, maux de tête, rétention d’eau, acné, crampes, fatigue

Notre alimentation : pour quel rôle ?

Même si l’on aime des aliments donnés, il faudra les éviter s’ils sont concernés. Sans surprise, les aliments trop riches en sucres et en graisses, en particulier les graisses saturées, ne soulagent pas les règles douloureuses. Ils seraient au contraire, à l’origine de prostaglandines pro-inflammatoires. Celles-ci permettent l’évacuation de l’endomètre, en contractant l’utérus et provoquant ainsi des douleurs. Il est donc préférable d’éviter les collations trop gourmandes, la charcuterie, la viande rouge, ou les acides gras trans (graisses hydrogénées), que l’on peut retrouver dans certaines margarines et huiles végétales.

  • Les aliments qui contiennent de la caféine :

La caféine est un stimulant nerveux. Si elle contribue à la vigilance de celui qui en consomme, ses effets sur le corps ressemblent plutôt à ceux du stress. Or, le stress intensifie les douleurs des règles. Il vaut donc mieux modérer sa consommation de café, de thé, de chocolat, de soda, et de boisson énergisante.

  • L’alcool :

Des études ont observé que l’alcool est un facteur de risque de dysménorrhée. Le risque de souffrir de douleurs menstruelles, augmenterait de 80 % pour les personnes consommant fréquemment de l’alcool, comparativement aux personnes n’en consommant pas. L’alcool aurait effectivement tendance à prolonger la durée des douleurs et à les intensifier.

Aussi, les aliments riches en oméga 3, en calcium et en magnésium, selon des études, permettraient de réduire considérablement les douleurs liées aux règles. Cependant, il faut savoir que l’on ne peut pas guérir de la dysménorrhée, car il ne s’agit pas, à proprement parler, d’une maladie. Il s’agit plutôt d’un symptôme qu’il faut traiter à chaque fois qu’il se présente. Si le fait de manger autrement prévient les douleurs menstruelles, cela peut se révéler insuffisant, d’autant plus que les études ne démontrent pas unanimement l’efficacité d’un changement d’alimentation et que les expériences sont très variables d’une femme à l’autre.

Si prendre des anti-inflammatoires est la solution vers laquelle se tournent bon nombre de femmes, changer son alimentation peut être une méthode naturelle et sans risques pour la santé sexuelle. Eh oui, on le dira encore une fois, notre alimentation joue un rôle important dans la prévention des règles douloureuses et peut les empirer si l’on ne sait pas faire.